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S’entrainer pour garder la forme… ou performer

24 janvier 2017 | Chronique, par Julien Yamba
Photos David Moore

Second volet de ce reportage sur la pratique du ski de montagne (skimo), avec aujourd’hui pour sujet principal l’entrainement et la préparation physique.

Un complément à la course

Personnellement, le ski de montagne constitue mon entrainement croisé pour la course en sentier, lors de la période hivernale. C’est une occasion de continuer à s’entrainer tout en effectuant une bonne coupure avec la course.

De nombreux athlètes de trail running (Kilian Jornet, Emelie Forsberg, Anton Krupicka, Joe Grant, Dakota Jones, Rob Krar…) adoptent ce mode de fonctionnement qui semble leur réussir. Les bienfaits sont nombreux ; le skimo est un sport sans impact pour les articulations et les jambes et qui n’offre pas de résistance. Ces particularités sont alors bénéfiques pour le corps puisqu’elles permettent de le régénérer à la suite des traumatismes subis, lors d’une saison de course par exemple. De plus, changer de sport est bon pour l’esprit puisqu’il permet de stopper la rigueur de l’entrainement hebdomadaire ainsi que la lassitude d’une saison accumulée, de changer de décor, d’intérêts et ainsi se régénérer l’esprit afin de revenir au printemps dans un état de fraicheur.

Enfin, en tant que sport secondaire, il peut plus facilement s’associer à une activité de « détente » ou de loisir sans tomber obligatoirement dans la recherche de performance à tout prix (même si plus facile à écrire qu’à appliquer).

Établir un programme d’entrainement

À première vue, l’entrainement en ski de montagne est d’une évidence déconcertante : « il faut monter les montagnes et manger le plus de dénivelé possible ». Oui, mais pas seulement…

Comme dans beaucoup d’activités physiques, il y a la phase de préparation physique, qui intervient en début (ou avant) la saison; elle consiste à effectuer un travail nécessaire avant d’entamer l’entrainement spécifique. L’objectif de cette phase est d’adapter l’organisme à certains types d’effort, à améliorer sa motricité et ses fonctions cardio-pulmonaires.

Une fois que le corps est prêt à effectuer le travail spécifique, il est temps de chausser les skis et d’aller pratiquer en montagne. Il faut alors faire preuve d’inventivité ou de créativité pour varier les plaisirs : sortie longue, intervalles, ski de fond (travailler le pas de patin), s’exposer aux conditions météo difficiles ou encore skier de nuit à la frontale sont autant de variantes et exercices qu’il est possible d’intégrer à son plan d’entrainement.

Enfin, il y a le volet technique lié aux spécificités du sport lui-même. Le ski de montagne présente des phases de transitions (enlever les peaux, porter les skis, remettre les skis, remettre les peaux…). Toutes ces phases sont déterminantes lors d’une course car c’est bien souvent lors de ces transitions que la différence se fait entre les athlètes. Voyez ci-dessous l’un des maitres de la discipline, Kilian Jornet, enchainer sa transition de fin de montée !

Les lieux de pratiques

C’est le nerf de la guerre pour le développement d’un sport: offrir des lieux de pratique sécuritaires et encadrés. Cet enjeu est, à mon sens, le point faible et la cause du maigre engouement de cette pratique au Québec.

Il est possible de commencer à s’entrainer tôt dans la saison, dès que tapis de neige permet d’utiliser les peaux pour remonter les pentes (et redescendre en espadrilles pour ne pas risquer d’abimer ses semelles). Au Québec, les lieux les plus adaptés restent les stations de ski avant les ouvertures officielles, et poursuivre la saison tard, lorsque ces dernières ferment.

Mais en pleine saison, toutes les stations ne sont pas encore prêtes à accueillir les randonneurs, même si ce constat est en train de changer et qu’année après année, de nouvelles stations offrent un sentier dédié à la randonnée afin d’encadrer la pratique sur leur domaine.

Aller jouer dehors

D’un point de vue purement plaisir ou sous la forme d’une « activité de loisir » (moins axé sur le désir de performance sportive), on ne le répétera jamais assez: l’hiver (et l’été également), allez jouer dehors!

Tous les prétextes sont bons pour aller se ressourcer en nature, se vider l’esprit de nos longues journées assis derrière un ordinateur, quitter notre monde sédentaire et retourner à l’un des aspects fondamentaux de notre espèce: bouger.

À l’heure où cet article est publié, les premières étapes du circuit 2017 SkiMoEast ont eu lieu avec la seconde édition du Trail de nuit Stoneham, puis La course du Festival à Tremblant.

La fin de semaine prochaine, le tour fait étape au Massif de Charlevoix pour le Défi des montagnes, l’une des plus longue et difficile étape du circuit. Pour de plus amples renseignements sur le tour complet, n’hésitez pas à consulter le site de l’organisateur, SkiMoEast.com afin de découvrir toutes les dates.

Lors du troisième volet de ce reportage sur le ski de montagne, je vous ferai vivre de l’intérieur une ou plutôt plusieurs courses afin de vous donner encore plus le goût de nous rejoindre sur une étape!

Lire le premier texte de cette série: Skimo: entre la course en sentier et le ski de poudreuse
Lire le texte suivant: Skimo: vivre une course de l’intérieur

À PROPOS DE L'AUTEUR

Julien Yamba

Lorsqu'il n'est pas derrière son ordinateur ou un appareil photo, vous risquez de trouver Julien quelques part dans les montagnes. Que ce soit en été, à courir dans les sentiers, sur les crêtes et à travers les ruisseaux, ou en hiver, à jouer dans la neige et sur les cascades de glaces, tant qu'il y a un sommet à la clef, cela fait son bonheur!

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