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L'HISTOIRE DU SKI AU QUÉBEC |
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| François Massicotte | Patrick Corcoran |
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Les
Origines (1/5) |
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Les
origines du ski remontent à la fin de la préhistoire,
voilà 5 000 ans, dans les pays nordiques, alors que les hommes
de l’époque utilisaient les skis comme moyen de transport
et se servaient parfois d’eux pour la chasse et la guerre.
Les premières
compétitions de ski remontent au 19ème siècle,
alors que des paysans scandinaves coursaient entre eux en revenant
à ski après leur travail. C’est aussi lors de
ce siècle que l’ère du ski en tant que loisir
vit le jour. Les Autrichiens, les Suisses et les Britanniques ont
ensuite proposé, à la suite des Scandinaves, les premières
règles du ski moderne, au tournant du 20ème siècle.
Le ski fit son
apparition en Amérique du Nord grâce à l’immigration
de sandinaves lors du 19e siècle. Les nouveaux arrivants
importèrent leur pratique du ski. En 1879 à Montréal,
un certain monsieur Birch fut remarqué. Il fut le premier
skieur observé au Canada. Au cours des années qui
suivirent, le Montreal Daily Star parla d'un nouveau sport
qui faisait fureur en Norvège et un groupe de professeur
de l’université McGill fit la première sortie
à skis au pays.
Le premier club
de ski au Canada fut le Montreal Ski Club en 1904. Deux
jours après sa fondation, le club organisa une compétition
de saut à ski. Il est dit que Fred Harris s'est inspiré
du club pour fonder le célèbre Dartmouth Outing Club.
Peu à peu, d'autres clubs de ski firent leur apparition à
Ottawa, Trois-Rivières et Québec.
Dans ses premières
années le ski était pratiqué soit par des immigrants
scandinaves ou par l'élite en quête d'aventure, un
peu comme le ski de compétition créé par l’élite
britannique dans les Alpes.
Au cours des
30 premières années du XXe siècle, le sport
allait s’établir des bases solides qui allaient mener
à l'éblouissement du ski dans les années 50.
Au début,
les gens pratiquaient le ski sur le Mont-Royal et sur les plaines
d’Abraham, tandis que les plus téméraire se
rendaient dans les Laurentides. Cependant le saut à ski était
plus visible et plus populaire auprès de la population. En
1913, The Ski Runner in Canada, la première publication
à paraître sur le ski au Canada, a retracé la
première randonnée de Ste-Agathe-des-Monts à
Shawbridge, en 1905.
Émile
Cochand, immigrant et champion de ski suisse, s’installe à
Ste-Marguerite avec une centaine de paires de ski. Ce dernier fonda
la 1ère école de ski en 1911 ainsi que le premier
centre de ski au Canada (Chalet Cochand) en 1917. L’héritage
de la famille Cochand demeure très grande sur le ski au Québec
et au Canada.
La première
compétition de ski Nord-Américaine eut lieu en 1913
entre l'université McGill et Darmouth College (NH). La première
partie eut lieu à Hanover (NH) et la deuxième à
St-Sauveur.
Le premier club
de ski francophone, le Club de ski Mont-Royal d'Amérique
est fondé en 1919. Ce dernier est affilé au Club
Alpin Français et participera au congrès de Chamonix
de 1924, qui donnera naissance à la Fédération
Internationale de Ski (FIS).
1920
Fondation par un américain d'origine, H. Percy Douglas, du Canadian Amateur Ski Association qui regroupa les trois
clubs de Montréal, de Trois-Rivières et d'Ottawa.
L'un des premiers mandats fut d'organiser un championnat canadien
de saut à ski. En 1936, l'association regroupera 94 clubs
au travers le pays. Pendant ce temps, en Europe, l'apparition de
compétitions de descente commença à Mürren
(Suisse) grâce au britannique Arnold Lunn. (1921). Avant 1921,
les compétitions de ski étaient uniquement en ski
nordique (saut et ski de fond).
1927
L’année 1927 marque le début des premiers trains
de neige en Amérique du Nord. C’est le Canadien National
qui fut le premier transporteur à organiser des voyages de
train pour les skieurs montréalais qui désiraient
skier dans les Laurentides. Dès l’année suivante,
le Canadien Pacifique réplique en mettant sur pied sa ligne
Montréal – Mont-Laurier. Durant l’hiver 1927-1928,
le Canadien Pacifique a transporté à lui-seul 11 000
skieurs, ce qui donne une idée de l’importance déjà
grande de l’épopée du ski dans les Laurentides.
La croissance
fulgurante du sport se poursuivit au cours des années et
durant la saison 1935-1936, il y en eut dix fois plus ! Le chemin
de fer fut le principal moyen de transport des skieurs jusqu'après
la 2ème Guerre mondiale. Il permit d’avoir un accès
beaucoup plus facile aux montagnes du nord de Montréal. Les
stations de ski se sont donc développées près
des lignes de trains vu leur accessibilité, et dans les zones
plus urbaines.
Un autre pionnier
dans le développement du ski au Québec fut Herman
« Jackrabbit » Smith Johannsen. Né en 1875 et
immigrant norvégien aux États-Unis, ce dernier arrive
de Lake Placid (NY) à la fin des années 20 et allait
définitivement faire du ski sa priorité numéro
1 après le crash économique de 1929. En plus de savoir
transmettre sa passion pour le sport, s'impliquant dans plusieurs
domaines en tant que consultant, ce dernier traça de nombreuses
pistes de ski, en particulier la Maple Leaf Trail qui reliait
Labelle à St-Jérôme (90 miles). Cette dernière
fut commandée par les commerçants et permettait de
relier les auberges et hôtels.
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Première
course de slalom au Canada
Le 15 mars 1928, des diplômés de l'Université
McGill fondent le Red Birds Ski Club et louent un chalet tout près
de la Big Hill de Saint-Sauveur-des-Monts. Le skieur Herman Smith-Johannsen
dessine le premier parcours de slalom à l'aide de branches
d'épinette. Comme les jeunes skieurs hésitent à
se lancer sur la neige croûtée, c'est lui qui, à
53 ans, se lance le premier dans la course! Pendant ce temps, à
deux pas de la Big Hill, Vernon Oscar Nymark ouvre l'une des premières
boutiques et y fabrique des skis sans nom. À Saint-Moritz,
en Suisse, les IIe Jeux olympiques d'hiver accueillent les premiers
représentants du Canada, dont deux Red Birds tandis qu'en Autriche,
à Saint-Anton, on organise la première épreuve
internationale de combiné alpin, descente et slalom. – Ref : Un siècle de ski...quelle histoire ! (voir bibliographie)
1930
Reconnaissance du ski alpin
Le 9 mars 1930, toujours à la Big Hill de Saint-Sauveur-des-Monts,
le Red Birds Ski Club organise la première épreuve
officielle de descente au Canada. Le parcours va du sommet à
la base et la descente se fait presque uniquement en ligne droite.
C'est Art Gravel, un spécialiste du saut membre du Montreal
Ski Club, qui remporte le trophée. La distinction entre ski
nordique et ski alpin se fait alors pour la première fois.
À son congrès d'Oslo, le 27 février 1930, la
Fédération internationale de ski reconnaît enfin
le ski alpin comme discipline autonome. Jusque-là, on confondait
promenade, randonnée, fond, saut, descente... Les premiers
Championnats du Monde se sont déroulés à Mürren,
en Suisse, en 1931. - Ref : Un siècle de ski...quelle
histoire !
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| En 1931,
McGill et le club des Red Birds étaient les hôtes des
universités anglaises d'Oxford et Cambridge. C'était
la première compétition avec des européens, cette
compétition a démontré aux canadiens comment
le ski était développé en Europe. Les britanniques
avaient des ski avec des carres en métal et utilisaient la
technique d'Arlberg de l'autrichien Hannes Schneider. L'année
suivante, les canadiens étaient cette fois les invités
des européens pour une compétition à St-Moritz
(Suisse). Après la compétition, les canadiens participèrent
à la course Kandahar à Mürren (Suisse). À
la surprise générale, un membre des Red-Birds, George
Jost remporta la course.
1932
Après la visite des skieurs canadiens dans les Alpes, le
Kandahar Ski Club d'Angleterre a offert un trophée pour la
création d'un chapitre de la fameuse course Kandahar au Québec,
mais sur quelle montagne? À la suggestion de Johannsen, les
membres des Red Birds choisirent le Mont Tremblant comme lieu de
la Québec-Kandahar.
Un
Red Bird, Harry Pangman, gagne la descente en 15 minutes et 10 secondes
et un autre Red Bird, George Jost, remporte le slalom et le combiné
alpin. Rappelons qu'il n'y a pas de remontée mécanique
au Mont-Tremblant et que la piste n'est pas aménagée...Montée
de plus de deux heures et descente héroïque! - Ref
: Un siècle de ski...quelle histoire !
La course était
ce qu'on appelait à l'époque une "bushwhacker
race"
Un mois plus
tard, les IIIe Jeux olympiques débutaient à Lake Placid.
C’était la première fois que les Jeux Olympiques
avaient lieu en Amérique du Nord. Cependant, seules des épreuves
de ski nordique furent présentées.
Le premier club
de ski canadien entièrement féminin, le Penguin Ski
Club, fut créé en 1933 dans le but de promouvoir la
participation féminine, comme les femmes étaient pratiquement
absentes des compétitions de ski alpin. Le club entendait
bien préparer ses membres aux compétitions de slalom
et de descente. Parmi les skieuses les plus célèbres
du Penguin, mentionnons les jumelles Rhona et Rhoda Würtele.
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Le
Développement (2/5) |
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1932 – Début d’une nouvelle ère pour le ski
alpin
Première
remontée mécanique du monde
C'est le long de la Big Hill de Shawbridge que le premier remonte-pente
fait son apparition. The Foster's
Folly, du nom de son propriétaire, Alex Foster, un jeune
champion sauteur de Montréal, est en fait un câble
sans fin actionné par la jante arrière d'une voiture
montée sur des blocs, au pied de la pente. Le câble
est relié à une autre jante fixée à
un poteau, au sommet de la pente. Pour la somme de 25 cents, un
skieur peut monter et descendre la Big Hill toute une demi-journée.
Il lui suffit de s'accrocher au câble et de se laisser tirer
au haut de la pente, en subissant quelques contrecoups. Le skieur
qui se respecte refuse cependant d'être vu agrippé
à la patente à Foster. Et par-dessus le marché,
il faut payer pour faire du ski...
incroyable! En Europe, d'après le Ski's Magazine Encyclopedia
of Skiing, le premier remonte-pente aurait été construit
par un jeune ingénieur suisse, Gerhard Müller, en 1932.
C'est en 1934 que le remonte-pente fait son apparition aux États-Unis,
à Woodstock, au Vermont. Son invention représente une étape
importante dans l'histoire du ski: c'est elle qui a en effet incité
la grande majorité des skieurs à préférer
le ski alpin au ski nordique et qui a entraîné la naissance
de nombreux centres de ski. - Ref : Un siècle de
ski...quelle histoire !
Dès 1934,
Fred Pabst, un homme d’affaires de la Nouvelle-Angleterre
fit installer sur la Big Hill de St-Sauveur (il y avait 2 «
Big Hill ») la première remontée fixe au monde.
En 1934, la Big Hill changea de nom pour devenir la Hill 70, en
l’honneur d’une bataille de la première guerre
mondiale. Elle devint plus tard la Côte 70, piste encore très
populaire de nos jours. La mécanisation du sport a amené
une révolution du ski. Fini les dures labeurs pour pratiquer
le sport, on ne devait plus monter à pied.
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La
Côte 70, dans les années 30.
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| Si
l'arrivée des trains de neige avait révolutionné
le sport, la remontée mécanique allait changer le ski
à tout jamais. À partir de ce moment, les disciplines
du ski de fond et de ski alpin se sont séparées définitivement.
De plus, la fixation Kandahar (1935) pouvait permettre de retenir
le talon de chaussure sur le ski pour une meilleure stabilité
pour les descentes.
1935
Premier championnat provincial féminin
de ski alpin
Le Penguin Ski Club s'affilie à la Canadien Amateur Ski Association,
fait l'achat d'un chronomètre à déclic et de
fanions de slalom et organise la première du Quebec Ladies'
Championship de ski alpin. La compétition a lieu le 16 février
à Saint-Sauveur-des-Monts, pour la descente, et à
Piedmont, pour le slalom. Une cinquantaine de skieuses s'y inscrivent.
Alice MacFarlane, du Ski Club of Montreal, remporte le combiné.
- Ref : Un siècle de ski...quelle histoire !
Beaucoup de
stations de ski ouvrirent leurs portes dans les Laurentides au milieu
des années 30, grâce au train et du côté
de Québec, Le Relais fut la première station à
ouvrir en 1935-36, suivie par le Mont Saint-Castin en 1939. La même
année que le Relais, au New Hampshire, Cannon Mountain installait
une remontée bien spéciale, un tramway aérien
(téléphérique), qui permettait de monter et
de skier un dénivelé de plus de 650 mètres
! Toujours en 1935-36, à Sun Valley (Idaho), 1ère
mondiale : 3 remontées d’un nouveau genre furent installées,
soit des télésièges à une place.
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Le
Relais au cours des années 30 |
Le
mont Saint-Castin dans les années 40 |
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1939
Création de l'Alliance des moniteurs de ski du Canada. La
Canadian Amateur Ski Association décida pour le bien du
sport, de regrouper les moniteurs et d'uniformiser l'enseignement.
Dans les premières années, la plupart des instructeurs
au Québec, comme dans le reste de l'Amérique du Nord
étaient Suisses ou Autrichiens. Il y avait des exceptions avec
Louis Cochand (fils d'Émile) (un des membres fondateurs et
examinateur en chef), Ernie McCulloch, Harvey Clifford (frère
de John), John Fripp et Réal Charette.
Premier télésiège au Canada
C’est en février 1939 que fut inauguré le premier
télésiège au Canada, au mont Tremblant. En
plus de la coupe Kandahar, la montagne avait accueilli la coupe
Taschereau au milieu des années 30 et maintenant, un jeune
millionnaire de Philadelphie, Joe Ryan avait pris la décision
d’investir dans la station et d’en faire la première
grande station de ski au Canada. 1 télésiège
simple fut installé pour la saison 1938-39 dans la portion
inférieure de la montagne, alors que les skieurs devaient
monter à pied pour atteindre les pistes supérieures
de la montagne. La station ciblait les gens riches et célèbres,
avec son village de style « Vieux Québec » au
pied des pentes. C’est lors de cette même année
que la classique Québec-Kandahar accueillit pour la première
fois des skieuses.
En 1939-40,
les pistes du mont Tremblant étaient les suivantes :
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Nansen (de haut en bas)
- Wiggs trail (maintenant appelée « Mi-chemin »)
- Taschereau (maintenant appelée « Grand-Prix »)
- Kandahar (maintenant appelée « McCulloch »)
- Père Deslauriers (maintenant appelée « Passe
»)
- Prud’homme (maintenant appelée « Standard »)
- Simon Cooper (cette piste existait déjà mais fut abandonnée
par la suite)
- Sir Edward Beatty (maintenant appelée « Curé
Deslauriers »)
- Flying Mile
- Standard (maintenant appelée « Bière en bas
»)
- Kandahar/Taschereau (maintenant appelée « Beauvallon
bas »)
- The Dam slope (petite piste où est maintenant le grand garage
au bas de la Nansen)
- The Bondurant (ancienne piste très longue et facile au bas
de la Nansen)
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| Dans
les Cantons de l’Est, les premières stations de l’époque
furent Hillcrest (maintenant Montjoye) et le mont Orford, qui ont
été développées dès les années
30. Le ski dans les années 30 se pratiquait aussi dans les
collines de la Gatineau. |
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Le
Développement (partie 2) (3/5) |
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Les
années 40
1941
Création de la Patrouille canadienne de ski en 1941.
Du côté
de Mont-Rolland, 4 américains achètent la Marquise
au sommet du Mt Gabriel et le rebaptisent le Mont Gabriel Club.
Une remontée de 1200pi et une école de ski furent
ouvertes.
À Saint-Sauveur,
les stations Côte 69 et Côte 71 voient le jour, chacune
avec un rope-tow. Plusieurs autres écoles de ski voyaient
le jour dans la région, qui était définitivement
en train de devenir une grande destination pour le ski alpin. Ce
n’est que beaucoup plus tard que toutes les stations du mont
Saint-Sauveur furent fusionnées pour devenir « Up-Hill
».
Tremblant:
Après les Erling Strom, Hans Falkner, Benno Rybizko, tous
européens, John Fripp fut le premier directeur d'école
de ski canadien de la station dans les années 40. En 1952,
Ernie McCulloch, originaire de Trois-Rivières devint directeur
de l'école de ski par excellence. Superbe coureur, qui malheureusement
n'a jamais pu participer aux Olympiques à cause de son statut
de professionnel, ce dernier battit toute l'équipe olympique
française, dans une course ouverte aux professionnels au
Mont Tremblant.
McCulloch remporta
plusieurs courses prestigieuses comme la Harriman Cup dans l'ouest
américain. Lui qui fut vainqueur
aux Championnats Américains en slalom et au combiné
en 1950, en descente et au combiné en 1951 et en descente
en 1952 est, selon les Américains eux-mêmes, le skieur
du demi-siècle. - Ref : Un siècle de ski...quelle
histoire !
À deux
pas du mont Tremblant, une autre station de ski légendaire
avait ouvert ses portes au début du siècle : Gray
Rocks. L’hôtel fut inauguré en 1905, mais sa
vocation 4 saisons ne vint qu’avec l'ouverture des premières
pistes de ski en 1920. La première école de ski à
y voir le jour fut dirigée par Herman Gadner en 1938. Réal
Charette fut par la suite le premier canadien-français à
diriger une école de ski en 1948.
1946
Première Canadienne à devenir
championne des États-Unis
Rhona Wurtele, du Penguin Ski Club, remporte le slalom et le combiné
alpin au Championnat des États-Unis. L'année suivante,
ce sera au tour de sa jumelle, Rhoda, de gagner la descente et le
combiné. Les deux soeurs natives de Montréal sont
les seules jumelles à faire partie du U.S. National Ski Hall
of Fame à Ishpeming, au Michigan. - Ref : Un siècle
de ski...quelle histoire !
1953
Première de la Classique Ryan au
Mont-Tremblant
La Classique Ryan est une épreuve annuelle de slalom géant
pour laquelle Mary Ryan a donné une coupe d'argent en mémoire
de son mari, bâtisseur du Mont Tremblant Lodge. La première
fut remportée par Lucille Wheeler et Ernie
McCulloch le 1er février 1953. - Ref : Un siècle
de ski...quelle histoire !
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Bill
Corcoran (père de Patrick), moniteur de ski dans les années
50. |

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Source
: Patrick Corcoran |
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1955
Apparition des skis de métal
Des skis de métal sont lancés aux États-Unis
par l'ingénieur Howard Head. - Ref : Un siècle
de ski...quelle histoire !
1956
Première médaille olympique pour le Canada
Au VIIe Jeux olympiques d'hiver tenus à Cortina d'Ampezzo,
en Italie, la Canadienne Lucille Wheeler de St-Jovite, fille du
propriétaire de Gray Rocks remporte une médaille de
bronze. C’est la première médaille que le Canada
remporte en ski aux Jeux olympiques d'hiver.
1958
Premiers championnats du monde pour le
Canada
Lucille Wheeler gagne, en deux jours, le slalom géant et
la descente sur la piste Graukogel de Badgastein. Une quatrième
place en slalom l'empêche de remporter le combiné.
Elle s'y classe deuxième. Pour la skieuse de Saint-Jovite,
c'est l'apogée d'une carrière. - Ref : Un
siècle de ski...quelle histoire !
1957
Premier système d'enneigement artificiel des pistes
Les stations de ski américaines ont été les
premières à utiliser régulièrement des
canons à neige à partir de 1952. Au Québec,
l'enneigement artificiel a été utilisé la première
fois au Camp Fortune dans l'Outaouais grâce à John
Clifford qui fut coureur et bâtisseur. Ce dernier participa
au développement du côté nord de Tremblant en
1947-48, du versant Skyline au Camp Fortune, du Mont Cascades et
du Mont Ste-Marie. Il participa à développer et installa
65 systèmes de neige artificielle au Canada, en plus d’installer
plusieurs remontées de type rope-tow et la 1ère chaise
double dans l'est du Canada. C’est aussi lui qui développa
le ski soirée à Beamish Hill en Outaouais en 1949,
ce qui est probablement une première mondiale, puisqu’on
réfère souvent au mont Habitant à ce niveau,
lui qui n’a ouvert ses pistes en soirée qu’en
1964. On doit aussi à John Clifford les glissades alpines
au Mont Cascades, au Mont Gabriel et à Bromont. Finalement,
il fonda 8 écoles de ski.
Néanmoins,
jusqu’à la fin des années 50, les stations de
ski se sont développées plus ou moins rapidement,
puisque les remontées terrestres, très majoritaires
à l’époque, limitaient la taille des stations.
Tout de même, il y eut un boom dans l’industrie du ski
dans les années 50, grâce au boom de l’automobile.
Plus que jamais, les centres de ski étaient accessibles.
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Une
des stations ayant vu le jour dans les années 50 dans les
Laurentides, le mont Chevreuil (maintenant appelé Mont Alta) |
Le
mont Orford dans les années 50 |
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Source
: Éric Boyczun
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Le
mont Orford (Mont Giroux) dans les années 50 |
La
base de Tremblant Nord en 1957 |
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Source
: Patrick Corcoran |
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Les
années 60 et 70 : Les années de grandeur (4/5) |
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Les
années 60 et la révolution tranquille dans la province
ont apporté un grand nombre de stations majeures. Dans les
Cantons de l’Est, le Mont Sutton, Owl’s Head, Bromont,
le Mont Glen et le Mont Shefford ont été fondées
dans les années 60, alors que dans la région de Québec,
c’est le Mont Sainte-Anne et Stoneham qui furent ouvertes
durant la décennie, même si dès les années
40, le Mont Sainte-Anne avait accueilli une compétition de
ski importante, la Dominion Race. Dans Lanaudière, le Mont
Garceau et La Réserve ont ouvert durant cette période
tandis que le Mont Sainte-Marie ouvrait en Outaouais. C’est
donc une grande partie des stations importantes actuellement qui
ont ouvert à cette période, alors que la popularisation
des télésièges doubles permettait aux skieurs
d’apprécier les plus hautes montagnes.
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Le
mont Sutton dans les années 60 |
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Il
aura fallu attendre jusqu’en 1960 pour voir une canadienne
remporter une médaille d’or aux Olympiques en ski alpin.
C’est Anne Heggtveit, une skieuse d’Ottawa qui réussit
cet exploit.
En 1964, les
trains des neiges cessent, victimes du boom automobile des années
50.
En
1968, Nancy Greene et Jean-Claude Killy remportent l'or aux J.O.
et fondation de la Fédération québécoise
du ski. Aux Xe Jeux olympiques d'hiver de Grenoble, Nancy Greene
remporte le combiné alpin grâce à une médaille
d'or en slalom géant et à une médaille d'argent
en slalom. Jean-Claude Killy est sacré champion du monde
de descente en 1966. Sans être québécois, ce
dernier eut une grande influence sur le domaine du ski au Québec.
Pendant ce temps, la division du Québec de l'Association
canadienne de ski devient la Fédération québécoise
de ski. - Ref : Un siècle de ski...quelle histoire
!
Tout comme Lucille
Wheeler avant elle, Nancy Greene, originaire de Rossland en CB a
eu un impact sur la visibilité du sport au Québec
et au Canada, les programmes de course Nancy Greene pour les jeunes.
Avec les succès de Killy et Greene, vainqueurs de médailles
aux JO de 68 et champions des deux premières années
de la Coupe du Monde, le cirque blanc a augmenté la visibilité
et contribué à la popularité du sport. L'époque
des Crazy Canucks avec les Read, Podborski, Irwin et Murray a permis
de continuer cette lancée dans les années 70.
Ce n’est
pas que les nouvelles stations qui ont marqué cette époque.
C’est aussi à cette époque que les stations
de la province ont commencé à fabriquer de la neige
pour pallier aux caprices de Dame Nature. De plus, pour maximiser
les heures skiables dans la saison, un bon nombre de stations ont
décidé d’éclairer leurs pentes en soirée,
ce qui a amené une nouvelle popularité au sport
En général,
les années 60 peuvent vraiment être qualifiées
de la décennie des idées de grandeurs, avec l’apparition
de nombreuses grandes stations et d’investissements massifs
en télésièges doubles, en éclairage
et en neige artificielle, bien que cette dernière ait surtout
été implantée dans les stations dans les années
70 et 80.
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Un
patrouilleur et un moniteur à Bromont en 1969 |
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Source:
Mario Girard, Patrouilleur. |
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En
1970, au championnat du monde à Val Gardena (Italie), Betsy
Clifford (fille de John Clifford) remporta la médaille d'or
en slalom géant, à 16ans, elle est la plus jeune à
avoir remporté un championnat du monde.
Durant les années
70, les régions plus éloignées des grands centres
ont commencé à se développer, comme le Saguenay
Lac St-Jean, le Bas St-Laurent et la Gaspésie. Ce n’est
toutefois que dans les années 80-90 que les importantes stations
de ces régions ont été ouvertes, tout comme
la Beauce, où 3 stations d’importance ouvrirent au
tournant des années 90.
Le mont Comi
et Val D’Irène, deux stations ouvertes en 1973 |
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Le
mont Comi |
Val
D’Irène |
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1972
Premier Salon du ski de Montréal, fondé par le Père
de la Sablonnière.
Regain
de popularité du ski de fond, sous l’influence de Pierre
Harvey, un athlète olympique. Le ski de fond est plus économique,
si bien que certains skieurs délaissent le ski alpin qui
est devenu aux yeux de certains trop dispendieux et trop gros. C’est
également l’année où le snowboard fut
créé, au Vermont par un certain monsieur Burton. De
plus, ce fut le retour du télémark, après 70
ans d'absence. Définitivement, les gens étaient à
la recherche d’alternatives au ski alpin et voulaient trouver
de nouveaux défis.
Quelques photos
de stations du Québec dans les années 70
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Bromont
en 1974 |
Orford
en 1974 |
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Source
: Brian O’Malley |
Source
: Brian O’Malley |
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Orford
en 1974 |
Le
mont Blanc en 1978 |
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Source
: Brian O’Malley |
source
: Brochure de la station 1978 |
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Mont
Tremblant (L’Expo) |
Belle
Neige |
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source
: Patrick Corcoran |
Source
: Brochure des années 70 |
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1979
Reconnaissance du ski acrobatique
Au pied du Mont Blanc, en France, le Canada se classe au deuxième
rang, derrière les États-Unis, au premier Championnat
international de ski acrobatique. - Ref : Un siècle
de ski...quelle histoire !
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Les
années 80-90 : De l’apogée à la débâcle
en passant par la convergence. (5/5) |
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Le
début des années 80, comme la fin des années
70 n’a pas été rose pour les stations. Un grand
nombre de petites stations ont fermé leurs portes à
ce moment, en raison de mauvais hivers et de la tendance naturelle
des skieurs d’aimer les grandes stations. Même le mont
Tremblant, éprouvant de sérieuses difficultés
financières, ne devait pas être en opération
en 1984-85, mais la consternation des skieurs Montréalais
a finalement fait ouvrir la station. Par contre, en même temps,
le gouvernement du Québec a permis la modernisation des stations
de la province. Un grand nombre de stations ont installé
des télésièges, qui sont passées de
triples, à quadruple et à quadruple débrayables
au cours de la décennie. C’est à cette époque
que le ski alpin fut le plus populaire dans la province avec même
10,9 millions de jours-ski en 1988-89.
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Tremblant
Sud au milieu des années 80 |
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Source
: annonce de la station en 1985 |
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1981
Première Coupe du Monde de ski
acrobatique
À sa première participation au circuit de la Coupe
du Monde de ski acrobatique, Marie-Claude Asselin, de Sainte-Agathe-des-Monts,
remporte le championnat de la saison 1980-1981. Elle répétera
son exploit la saison suivante. - Ref : Un siècle
de ski...quelle histoire !
Les skieurs
du Québec allaient dominer le ski acrobatique, spécialement
en saut, avec le Québec Air Force comprenant entre
autres Yves Laroche, Lloyd Langlois et Philippe Laroche
1988
Les premiers Jeux olympiques d'hiver au Canada. Le ski
acrobatique, incluant les bosses, sauts et le ballet, est alors
un sport de démonstration. Les deux premiers feront leur
entrée officielle à Albertville, en 1992. C’est
Calgary qui fut la ville choisie afin de présenter ces Jeux
Olympiques, en espérant ne pas laisser un déficit
important, comme lors des Jeux Olympiques de Montréal en
1976.
Au début
des années 90, le Québec est en pleine récession
et les stations de ski sont très affectées, d’autant
plus que les hivers se suivent et ne sont pas très favorables
à la glisse, en plus de la génération des baby-boomers
qui commence à vieillir et à moins fréquenter
les stations de ski. Le nombre de stations passera en quelques années
de 108 à 85 dans la province. La peur s’empare dans
les stations, avec la faillite de plusieurs d’entre elles,
dont plusieurs d’importance, comme la Réserve dans
Lanaudière, qui fut fermée durant 10 ans (sauf 1997)
avant de rouvrir en 2001. Tremblant, Bromont, Orford et Stoneham
ne sont que quelques autres exemples des stations qui ont vécu
des situations financières très difficiles lors de
ces années.
Nous avons également
vu lors de la décennie la convergence dans l’industrie
avec Mont Saint-Sauveur International qui a acquis Ski Morin Heights,
le mont Olympia et le mont Gabriel en peu de temps, en plus d’avoir
acquis Avila vers la fin des années 80 et Edelweiss Valley
au début des années 2000. À Québec,
c’est Charlie Locke, de Lake Louise qui acquérait le
Mont Sainte-Anne et Stoneham après avoir acquis un bon nombre
de stations en Alberta. Aux États-Unis, American Skiing Company
a acheté en quelques années plusieurs très
grandes stations du Vermont, du Maine et de l’Ouest Américain,
pour en faire des stations énormes, mais brisant en même
temps leur situation financière. Un autre joueur important,
le propriétaire de Blackcomb : Intrawest, acheta une dizaine
de grandes stations en Amérique du Nord. Même avec
les routes maintenant bien étendues, l’accès
et la distance représentent encore un des critères
les plus importants dans le choix d’un centre de ski.
En
1994, à Lillehammer, le jeune Québécois Jean-Luc
Brassard remporte la médaille d'or. Il donne ainsi le coup
d'envoi au Québec Air Force en bosses et à la domination
mondiale des Québécois en ski acrobatique. (discipline
reconnue aux JO pour la 2e fois) De son côté, Mélanie
Turgeon domine les Championnats du monde junior à Lake Placid
en remportant cinq médailles. - Ref : Un siècle
de ski...quelle histoire !
Elle remporta
finalement une médaille d'or au championnat du monde de 2003
à St-Moritz.
Du
côté équipement, les skis profilés font
leur apparition en 1996. De nouvelles façons de skier, comme
le freeskiing New School, deviennent de plus en plus populaires
avec en vedette les Québécois Vincent Dorion, Jean-François
Cusson, Jean-Philippe Auclair et les trois Philippe du Lac Beauport,
Larose, Bélanger et Dion. - Ref : Un siècle
de ski...quelle histoire !
L'arrivée
des skieurs du New School démontre que les athlètes
poussent toujours le sport de plus en plus loin. Avant eux, ce furent
les skieurs acrobatiques et les skieurs extrêmes comme John
Eaves (fils de Rhoda Würtele) qui a fait du cinéma comme
cascadeur dans les films de James Bond.
En 1991, la
corporation Intrawest acquiert la station du Mont Tremblant et avec
l’aide du gouvernement du Québec, commence un développement
qui changera drastiquement l’allure de la station. D’une
grande station peu développée, Tremblant passera à
une des plus grandes stations de l’Est de l’Amérique
du Nord en l’espace de quelques années. Au cours des
mêmes années, la plus haute station de ski du Québec,
Le Massif, se développe. Les remontées en autobus
sont remplacées par des télésièges,
ce qui amène rapidement une grande popularité pour
la belle station de Charlevoix.
Le début
des années 2000 fut marqué par un hiver exceptionnel
en 2000-01 qui s’est traduit par un grand nombre de nouveaux
skieurs dans les stations. L’année suivante fut particulièrement
mauvaise, symbole du réchauffement climatique, mais le nombre
de skieurs n’a pas diminué de façon drastique
malgré tout et c’est en 2002-03 que l’impact
de la saison 2000-01 s’est le plus fait sentir, puisque c’est
lors de cette année que fut inscrit le plus grand nombre
de visites dans les stations de ski en 10 ans, avec 6,5 millions
de visites ! Les chiffres furent toutefois aidés par Ski
Bromont qui a offert une passe de saison tellement alléchante
que des centaines de milliers de visites additionnelles furent enregistrées,
par rapport aux années normales pour la station. L’année
2003-04 fut marquée par du mauvais temps durant le temps
des fêtes et durant la semaine de relâche, en plus de
températures polaires entre les deux, donc ce ne fut pas
une très bonne saison pour bien des stations, mais pas si
mauvaise, ce qui augure bien pour la saison 2004-05 qui s’en
vient à grands pas !
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sur l'histoire du ski au Québec
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| Bibliographie
:
Adler,
A (1985); New England & Thereabouts - A Ski Tracing
Archambault, Lucie; Leclerc, Richard, Daudelin, Éric (2000);
Un siècle de ski...quelle histoire ! http://www.lhspq.com/100ans/fr.100ans.skitexte.html
Hurtig (1985): The Canadian Encyclopedia
Stevens J.A & Kaufmann, E (1993): White Gold: The John Clifford
Story
Secondaires
Elkins, F (ed)(1941) The Complete Ski Guide
Ball, W.L. (1979?): I Skied the Thirties
Johannsen, A. (1993): The Legendary Jackrabbit Johannsen
Arbique, L (1998): Mont Trembalnt: La poursuite d'un rêve
O'Rear, J & F (1953): The Mont Tremblant Story
Les notes personnelles de Louis Cochand
Par
François Massicotte et Patrick Corcoran
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