Si
vous n’avez pas déjà fait
le tour de la Gaspésie, cela fait probablement
partie de vos projets futurs. Nous connaissons
tous cette région pour ses plages chaudes,
les fruits de mer, les petites villes côtières
à vocation estivale, le Rocher Percé,
l’Île Bonaventure et ses fous de Bassan,
les maisons ancestrales et sa légendaire
joie de vivre. Mais une fois l’hiver arrivé
et les plaisanciers estivaux partis, que reste-il
de la Gaspésie ?
Délimitée
par la vallée de la Matapédia, le
fleuve St-Laurent et la Baie des Chaleurs, la
Gaspésie couvre une superficie de 30 000
kilomètres carrés, soit les trois
quarts de celle de la Suisse. Les Appalaches la
traversent et on y trouve plusieurs des plus hauts
sommets de l’Est du Canada.
Que
reste-il de la Gaspésie une fois l’hiver
arrivé ? Un vibrant réseau de 8
stations de ski, caractérisé par
du terrain phénoménal et une abondance
de neige naturelle quasi-légendaire. Car
avec des chutes annuelles moyennes de neige approchant
les 600 cm, la Gaspésie c’est d’abord
et avant tout le royaume de la poudreuse !
La
première station, Val d’Irène
dans la vallée de la Matapédia,
est une station importante connue pour ses vastes
sous-bois, son versant Nord extrême, sa
légendaire abondance de neige et l’Aqua-Neige
qui y célèbre l’arrivée
de l’été.
En
longeant la côte Nord, on trouve ensuite
3 petites stations. Le Mont Castor, à 5
minutes de Matane, est une chaleureuse montagne
vraiment complète avec des pistes abruptes,
des sous-bois, un parc à neige et du ski
de soirée les fins de semaine. La station
Cap Chat, presqu’à l’entrée
des Chics-Chocs, est une station à l’ancienne
offrant aussi du ski de soirée et à
l’extrême pointe de la Gaspésie,
à Gaspé, on retrouve le Mont Berchévaise
et ses pentes à proximité de la
mer.
Au
centre de la pointe, se trouve le célèbre
parc des Chics-Chocs, une réserve faunique
où les montagnes s’étendent
à perte de vue. Ici, le ski se pratique
au naturel et vous devrez gravir les montagnes
à pied. Par contre, la vue incomparable
et l’expérience de la haute montagne,
dans un cadre pratiquement intouché par
la main de l’homme, vous feront revivre
le ski comme il se pratiquait à ses origines.
À
Murdochville, ancienne ville minière aujourd’hui
devenue ville touristique, s’élève
le Mont Miller, une station isolée. Ses
deux sommets, culminant respectivement à
831 et 858 mètres d’altitude, offrent
une vue splendide sur les montagnes avoisinantes
et les pistes donnent souvent l’impression
de plonger directement dans les rues de la ville.
Du
côté de la Baie des chaleurs, 2 grosses
stations, la station Pin Rouge non loin de New
Richmond et le Mont Restigouche près de
Pointe à la Croix à la sortie de
la vallée de la Matapédia, offrent
des dénivelés respectifs de 450
et 350 mètres et n’ont rien à
envier aux autres stations majeures du Québec.
Les deux stations sont connues pour leur vaste
terrain expert et leurs clubs de compétition
capables de produire des futurs champions.
Avant
de retraverser la vallée de la Matapédia
pour revenir à votre point de départ,
n’oubliez pas de visiter le Petit Chamonix,
cette petite station familiale adossée
à la frontière entre le Québec
et le Nouveau-Brunswick.
La
Gaspésie, cette région de ski fabuleuse
d’où sont issus quelques grands noms
du ski comme Hugo Harrison (Castor) et François
Bourque (Pin Rouge) pour n’en nommer que
quelques-uns, saura vous enchanter au-delà
de toutes vos attentes. Et n’ayez crainte,
vous y trouverez, facilement et souvent à
coût dérisoire, un vaste réseau
d’hébergement et tous les services
dont vous aurez besoin, surtout durant l’hiver
!
Alors,
parions maintenant qu’un maillot de bain
ne fera pas partie de vos préparatifs pour
un éventuel voyage en Gaspésie… (Texte:
Richard Jinchereau)
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