Après 14 heures de vol et plus de 24 heures sans sommeil, j’arrive enfin à destination de Montréal. Nous nous dirigeons directement vers l’Hôpital dans le but d’avoir le diagnostic le plus rapidement possible, car vous savez comme moi que le système de santé au Québec n’est pas des plus rapide…je me présente donc à l’urgence et j’attends… 4 heures avant de rencontrer un médecin, qui m’envoie passer des radios. Encore 1 heure plus tard, elle revient me voir et commence à examiner ma jambe : elle semble pas très à l’aise avec ma situation, mais elle me dit :« votre situation n’est pas si grave, tout ça devrait se résorber d’ici quelques jours, vous pouvez enlever l’orthèse et retourner au travail à la fin de vos vacances » Retour au travail dans 5 jours ?? Hum! Je la regarde d’un air insulté, elle me demande… « Est-ce qui a quelque chose qui ne va pas, vous semblez déçue ? » Je lui explique que j’ai rencontré un orthopédiste au Chili qui semblait très compétent, qu’il m’a dit qu’il était fort possible que mon ligament croisé antérieur soit rompu, elle me répond « bon bien si ça peut vous rassurer je vais vous donner un rendez-vous avec l’orthopédiste demain et j’ai bien hâte de voir ce qu’il va dire, mais ça me surprendrait énormément qu’il dise le contraire de ce que je viens de vous expliquer. »Le lendemain, je me présente au rendez-vous : l’orthopédiste qui m’accueille, regarde mon genou et me dit :« Ho! Il y du sang dans ce genou, on doit l’enlever immédiatement! » Il m’insère une aiguille et retire du sang, déjà je me sens en confiance…par la suite il prend ma jambe et me fait le test de Lachman :
Le test de Lachman permet de détecter des mouvements anormaux du tibia sous le fémur d’arrière en avant, quand le genou est proche de l’extension et que le ligament croisé antérieur est rompu. Source http://www.operation...hman-aao33.html
Il me confirme la même chose que l’orthopédiste chilien, soit la rupture complète du ligament croisé antérieur, mais je dois quand même passer une résonance magnétique pour voir si je n’ai pas d’autres dommages, tels qu’une blessure au ménisque, ou à la rotule du genou. L’orthopédiste m’explique que j’ai le choix de me faire opérer ou non, mais comme je rentre tout juste du Chili et que nous sommes au début du mois d’août, il comprend assez rapidement que j’aime beaucoup le ski! Il me conseil donc fortement cette opération, pour laquelle je dois attendre de 4 à 6 mois afin que l’enflure de la rupture soit complètement résorbée : c’est une chirurgie de grande précision.
Si je choisis de ne pas me faire opérer, les conséquences seraient que mon genou puisse se déboiter selon certains mouvements de torsion, avec beaucoup de douleur! Quelques années plus tard, l’arthrose se mettrait de la partie, donc la décision à prendre était facile pour moi.
Plus tard, j’ai rencontré des gens qui ont choisi de ne pas se faire opérer, mais ils ont aussi décidé d’abandonner les sports qui font travailler les genoux. J’ai également parlé avec des gens qui ont décidé de se faire opérer après quelques années, fatigués de souffrir lorsque leur genou se déboitait.
Alors, mon objectif étant clairement de continuer le sport, et surtout pas de me ruiner le genou à tout prix! Ainsi, j’ai choisi de me faire opérer mais avant tout, je dois débuter la rééducation avec un physiothérapeute
Pourquoi une rééducation?
Pour se muscler avant l'opération (comme on ne l’a jamais été!) : plus on travaille cette première étape et plus ça sera facile de récupérer après la chirurgie.
J’ai donc fait de la physiothérapie à raison de 3-4 jours/semaine du début août 2011 jusqu’au 13 février 2012 (soit la veille de mon opération). Au début de ma rééducation, j’étais très déçue de mes séances de physio, je trouvais cela un peu expéditif : je voyais une physiothérapeute 1 fois par semaine, et en 20 minutes, c’est à peine si elle touchait mon genou. Elle m’installait les petites électrodes et avant que je quitte, elle me remettait des feuilles avec des exercices imprimés; je devais me débrouiller à la maison pour les comprendre.
Lors de mon rendez-vous chez l’orthopédiste, 2 mois avant l’opération, celui-ci me dit : « Tu dois muscler ça cette jambe-là, si tu veux que ça soit facile après la chirurgie! » j’ai compris que je devais trouver une solution afin de retrouver la motivation. J’ai fait quelques appels auprès de différents physiothérapeutes afin d’expliquer ma situation, je voulais plus qu’un rendez-vous de 20 minutes et j’ai finalement trouvé la « perle rare ». J’ai déniché un bon physiothérapeute, qui comprenait ma situation, car il avait eu le même genre d’accident quelques années auparavant. Dès le premier rendez-vous, je savais que j’allais y arriver : des séances 2 heures, 2 fois par semaine (en plus de faire les exercices à la maison 2-3 fois par semaine), et le physiothérapeute s’occupait de moi, il n’avait pas peur de toucher mon genou… Quant aux exercices, je les effectuais sur place, il me regardait, me corrigeait : ce n’était pas facile, mais j’y suis arrivée !
Prochain épisode… l’opération !
- ToMSalomon aime ceci












presque 4 mois de perte de temps à faire des exercices qui ne sont possiblement pas à la hauteur de ton potentiel!! Mais au moins, la perle rare est venue juste à temps et le fait d'être pro-actif dans ta rééducation sera aidant pour le retour sur les planches!!
Bonne continuité!