DOUX PRINTEMPS
Mon travail m'a amené au Massif ce matin, pour y couvrir les Championnats Canadiens de ski alpin. Une descente d'entraînement était prévue pour 9h30 dans La Charlevoix. Y fait déjà très beau et la température est douce.
Il est 8h30 et un couple attend l'ouverture de La Petite-Rivière. J'aurais bien aimé les joindre et faire une descente par plaisir mais... Je prends la direction du Cap Maillard. L'accès est fermé aux skieurs mais une passe me permet d'y accéder. En skiant vers la butte je peux voir que le départ ne se fera pas du sommet. La butte est un peu dégarnie et il n'y a aucune activité. Au sommet de la Fénomène je croise deux bénévoles afin de savoir d’où le départ se fait. On me dit de passer par l'entrée C. C'est plus bas que je pensait mais... Puis à l'entrée C un préposé me dit que le départ est presque au bas du mur. La piste est à peine ramollie mais avec la chaleur je peux comprendre la raison du déplacement.
Ce sera court... Rendu au tiers bas du mur je vois l'aire de départ. Les équipes préparent le lieu pour la course. J'enlève mes skis et en marchant je cale jusqu'à la cuisse. Y resten encore de la neige ici... J'apprends que demain, mardi, la course va se tenir sur deux manches. Tiens dont! Je ne veux pas reprendre la discussion sur les Olympiques mais en effet, selon la FIS c'est possible d'avoir une descente en deux manches.
Un des bénévole, Vincent Lavoie, est coach pour l'Université Laval. Il me regarde et dit, « je vous connais vous, j'ai une photo de moi en action que vous m'avez donnée, encadrée dans mon salon. » En 2004 vincent était sur l'équipe Canadienne et avait remporté l'épreuve de Super G puis terminé deuxième en descente. J'espère que les skieurs du Rouge et Or de Laval savent comment ils sont chanceux d'avoir un coach de sa qualité. En tous cas je lui confirme qu'il a fait ma journée. Voici la photo prise en 2004.
La première descente sera celle des femmes. Puis je vois arriver Erik Guay, de Mont-Tremblant, au sommet. Il me confirme qu'il va ouvrir la course des femmes avec deux autres membre de l'équipe masculine. Il se réchauffe un peu et discute équipement avec des entraineurs.
L'un d'eux lui tend un bloc note pour qu'il écrive un message à la famille de Nik Zorocik, décédé la semaine dernière lors d'une course de skicross. Erik prend son temps afin d'avoir un message bien songé. A ceux qui l'ont déjà rencontré, c'est un gars très sympatique ce Erik.
Voici deux photos, à gauche Marie-Pier Préfontaine de St-Sauveur puis Sarah Freeman de Pincher Creek Alberta au portillon de départ.
Pour les homes je descend plus bas afin d'essayer de trouver une place sans filet derrière ou les skieurs y sont un peu relevés. Je n'ai rien vu de tel et à quatre portes du finish, j'ai trouvé l'endroit ci-haut, mieux que rien... Louis-Pierre Hélie en action.
Il est 11h, la course est terminée et je me dirrige vers le télésiège de la Grande-Pointe. Le chalet de la base est presque désert. Même chose au télésiège. Pourtant les conditions me semblent parfaite pour du beau ski de printemps. Monsieur Jacques, le sourire de la montagne, me salue.
sous la chaise, près de la traverse d'écureils, la couverture de neige est encore très bonne. Les gens qui partagent la chaise de la remontée me confirme que ce sont des conditions de gros sel de printemps sur les piste et que c'est beau.
Je quitte la chaise et regarde envieusement le couple se dirriger vers la Petite-Rivière. Puis avant de partir, je prend une dernière photo, prise du chalet du sommet. Je dois retourner en ville. Le Ministre des Finance nous attend pour une rencontre de presse à la veille de son budget. ZUT!
Je serai de retour sur la piste Charlevoix pour 8h car le premier départ est à 8h30. Si vous avez congé demain, allez skier. Dans la région de Québec il y a encore de très belles conditions.
Jacques Boissinot













