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L'édito du Mag



Un télésiège, c’est comme...

Posté par Geneviève, 25 April 2013 - * * * * * · 286 visite(s)

Un télésiège, c’est comme... Un télésiège, c’est comme un autobus. Sans chercher bien loin, la comparaison d’un télésiège avec autobus est facile: c’est un moyen de transport collectif, qui nous amène d’un point A à un point B. On le prend en attendant notre tour, on remplit les sièges libres et on partage l’espace (message ici aux skieurs égoïstes...), bref, on bénéficie tous d’un transport pour lequel on a chacun un petit peu payé.

Un télésiège, c’est comme un autobus, ça coûte des sous à opérer. On paye un chauffeur d’autobus, on paye un opérateur de remontée mécanique. On paye pour l’entretien, la réparation, la mise à niveau, la rénovation... ai-je besoin d’aller plus loin?

Un télésiège, c’est comme un autobus: si personne ne l’utilise... on ferme. Les circuits non-utilisés d’une ligne d’autobus sont supprimés, au gré de la demande des utilisateurs. En deçà d’un certain taux d’utilisation, la ligne n’est pas rentable. On réduit les fréquences, on retire des arrêts, on voire on annule carrément des tracés. Personne ici n’a besoin d’un cours d’économie sur l’offre et la demande...

Quand j’entends des skieurs, en fin de saison, s’exclamer: «Ah c’est génial y’a personne! On a la montagne à nous tout seul!», j’ai un sourire en coin... car 7 jours plus tard, ces mêmes skieurs s’adressent, mécontents, à leur station de ski préférée «MAIS! Pourquoi vous fermez!? Il reste encore plein de neige!!». L’offre: oui, il y a plein de neige. La demande: plus personne ne vient skier. Constat: en deçà d’un certain nombre de skieurs, il n’est pas rentable d’opérer la station.

Cette année, le Mont Orford a annoncé une belle initiative: tant qu’il y aurait des skieurs à la montagne, celle-ci ouvrirait! Bien entendu, les petits caractères indiquent que la station se réserve le droit de décider si elle opère ou non... mais le message n’en était pas moins clair: vous voulez du ski? Alors venez! Mais si vous ne venez pas... ne pleurez pas parce qu’on ferme. Et que ceux qui se scandalisent d’une telle décision se renseignent un peu sur les coûts d’opération quotidiens d’un télésiège quadruple... si vous étiez le seul abonné de votre réseau de transport en commun, vous marcheriez avec vos pieds.

Loin de moi l’idée de relancer le débat et de chercher le pourquoi du comment qui expliquerait la cause de l’abandon du ski par la majorité des skieurs dès que le beau temps pointe son nez... cela dit, les fermetures des stations c’est comme le cycle des saisons, c’est inévitable.

Le télésiège, c’est comme un autobus: si personne ne l’utilise... on ferme.

À tous, gardez le sourire... on aura encore de l’hiver pour quelques décennies... et si vous voulez que votre montagne préférée ouvre plus longtemps... visitez-la plus souvent ;)

Bon été!

GL


Le client-roi

Posté par Geneviève, 29 January 2013 - * * * * * · 2,015 visite(s)

Le client-roi On en connait tous un. Vous savez, celui qui a toujours raison. Forcément, le client a toujours raison, me direz-vous... non, là, je ne parle pas de ce client, qu’on respecte parce qu’il consomme gentiment. Je parle du client-roi, qui s’arroge le droit de râler en permanence, de cracher sur les fournisseurs du produit qu’il achète, de mépriser les autres consommateurs, et de faire la crise du bacon quand il est mécontent... voyez de qui je parle? On en connait tous un.

Ce client-roi, appelons-le Rodrigue (Avis: tous les noms et les personnages de cette chronique sont fictifs. Toute ressemblance avec quiconque d’entre vous est donc purement... fortuite!) donc, notre client-roi, Rodrigue, consomme, achète, dépense, bref, utilise ses dollars comme bon lui semble.

Rodrigue fait partie de la population de skieurs, ce qui lui achète instantanément le droit de chiâler sur l’hiver: si ce n’est pas quand il reste pris dans le banc de neige, c’est parce qu’il n’y a pas assez de neige pour skier. Qu’à cela ne tienne, Rodrigue est quand même futé: il a acheté un abonnement saisonnier de soirée dans une grande station, réputée pour son ski de soirée, sa période d’ouverture très vaste et son incroyable arsenal de canons à neige. Voilà de quoi faire un beau doigt d’honneur à Mère Nature: pas besoin de toi pour skier!

Cette situation pourrait être banale si Rodrigue n’était pas un client-roi. N’importe quel skieur sait et comprend que même si on arrive à produire une neige fabriquée de grande qualité, le reste appartient aux aléas de la nature; j’évoque ici le froid, le vent, les redoux, le soleil, les nuages, les bris de conduites d’eau (euh...) bref, tout ce qui rend les conversations d'ascenseur si pertinentes.

Rodrigue, lui, ne parle pas de météo dans les ascenseurs. Non. Rodrigue croit qu’on devrait légiférer pour restreindre le champ d’action de Mère Nature (Y doit bien y avoir quelque chose à faire dans le Nord, tout le monde parle du Nord!), et croit aussi qu’on ne dépense pas assez pour contrer les conneries des saisons. Parce que lui, en tant que consommateur, il ne peut pas consommer assez à son goût à cause des saisons. Ce serait tentant de dresser un profil politique de Rodrigue mais je divague...

Donc, cet hiver, Rodrigue est mécontent.

D’abord, sa station a démarré ses opérations avec quelques jours de retard sur la date initialement calculée. (Bande d’incompétents, savent pas planifier!?) Ensuite, les Fêtes ont été tellement populaires que Rodrigue n’a pas pu profiter pleinement de son ski, la station était beaucoup trop achalandée. (Bande d’incompétents, devraient contrôler l’accès pour que ça reste sécuritaire!) Puis, est venue l’énorme bordée de neige, qui a tenu Rodrigue bien occupé entre deux tourtières et trois dindes (et je ne parle pas de la visite). Le mois de janvier n’avait pas trop mal commencé, mais vlà-t’y-pas le redoux qui pointe son nez! (Bande d’incompétents, savent pas produire de neige quand il fait 5 degrés!?) Et là, double-couche de glaçage (!) sur le gâteau, la vague de froid permet aux stations de remettre l’enneigement en route, mais il fait si froid que par mesure de sécurité, celles-ci ferment l’accès au ski de soirée. Qui plus est, Hydro-Québec demande à la population et aux entreprises de restreindre leur consommation d’électricité afin de ne pas surcharger le réseau de distribution.

Rodrigue est hors de lui. Il a payé pour un abonnement complet. Il veut sa saison complète. C’en est trop, il doit s’exprimer à sa station. Rodrigue étant un client-roi, il sait qu’il a raison. Et il sait qu’il est dans son droit. Alors il se lance: il veut skier ses soirées, il est au courant de la météo mais ce n’est pas son problème, la station n’a aucune bonne raison de fermer, s’il a envie de défier le froid intense ça ne regarde que lui, la station se DOIT d’être en opération ou il exige un remboursement! Voilà! La balle est dans votre camp!

... Cher Rodrigue.

Que dire.

D’abord, Rodrigue, au nom de tous ceux qui sont tombés sur ta montée de lait caillé, merci! Un énorme merci pour ce fou-rire. Ensuite, en mon nom personnel, merci. Car tu m’as donné l’inspiration de cet éditorial.

Mais Rodrigue, rassure-toi... ma mansuétude est telle que j’expose même des solutions à ton problème. Car moi aussi je suis concernée par ton mécontentement... nous le sommes tous! Allons donc, un peu de solidarité entre skieurs.

Alors, Rodrigue, voici ce que je te propose. Plusieurs choix s’offrent à toi:
  • Deviens opérateur de remontée mécanique, et actionne la remontée pour pouvoir l’utiliser. Ainsi, tu n’auras plus jamais à dépendre de quelque station que ce soit pour pouvoir monter en haut d’une piste (que tu pourrais au demeurant monter à pattes et descendre à la frontale, mais c’est trop d’effort, je comprends...)
  • Installe une éolienne au sommet de la station de ski: les mégawatts produits par l’éolienne alimenteront directement la station, qui n’aura plus à écouter les recommandations d’Hydro-Québec en matière d’économie d’énergie. En plus, en tant que propriétaire de l’éolienne, tu recevras des dividendes pour chaque mégawatt supplémentaire produit!
  • Avec les dividendes, investis en R&D pour trouver un moyen de créer un champ électromagnétique qui saurait protéger la station des variations climatiques, de manière à te créer un «snow globe» grandeur nature. Une fois que tu auras développé le concept, vends-le... tu seras riche! Ton éolienne ne sera plus utile mais who cares!
  • Et tu pourras déménager à Dubaï: on y fait du ski 365 jours par année, à l’intérieur, sans problème de vent ou de froid! Ça, c’est dans la gueule de Mère Nature!
  • Si au bout de quelques années, l’air extérieur te manque, avec les intérêts de tes placements (mais oui tu as vendu une invention géniale!), achète une station de ski bien à toi. Tu pourras ainsi apprendre tous les rouages de l’entretien de l’équipement sollicité par les conditions extrêmes, gérer ton propre personnel, les équiper d’habits polaires, leur fournir une assurance collective couvrant les engelures et les payer assez grassement pour qu’ils endurent les pires conditions climatiques juste pour toi!
  • Et pour terminer, engage quelques pilotes de drone: du confort de ton sous-sol, tu pourras aller faire éclater les nuages, casser les ouragans, et faire neiger sur commande.

C’est-y-pas-bioutifoul? Y’a rien qu’on peut pas faire quand on est un client-roi pur et dur!

Égoïste, va. Je te souhaite de vivre une évacuation de télésiège par -15 degrés avec des vents nordets à 25km/h, tiens. Une petite hypothermie va peut-être te refroidir le chiâlage... Mais j’oubliais, en tant que client-roi, tu seras bien en droit de poursuivre la patrouille de la station parce qu’elle n’aura pas agi assez rapidement!

T’sais quoi, Rodrigue? Arrête le ski. C’est pas bon pour ton coeur. Ni le nôtre. J’y pense... y’a des bons prix pour Punta Cana ces temps-ci...


L'effet d'entrainement

Posté par Geneviève, 04 January 2013 - - - - - - · 434 visite(s)

L'effet d'entrainement En écrivant ma chronique à propos de la découverte du télémark, je me suis fait la réflexion que l’importance de l’effet d’entrainement est sous-estimée quand vient le temps de parler de la pratique des sports de glisse.

On fait des belles campagnes de publicité sur la sécurité en ski (restez en contrôle, portez un casque...), on mise sur l’effet «WOW» pour vendre un sous-bois ou une paire de skis, on lèche une image pour la rendre irrésistible... mais au final, l’individu qui n’est pas porté par lui-même et sa propre curiosité à essayer quelque chose restera inévitablement dans les rails qu’il connait déjà.

J’ai commencé le ski alpin parce qu’un oncle a proposé de m’y emmener alors que j’avais 13 ans. La très grande majorité des skieurs ont été initiés à la glisse par un membre de leur famille, ou par un ami.

Il y a quelques semaines, à Saint-Bruno, j’ai croisé une jeune planchiste qui initiait son copain à la planche à neige... elle me raconte:

- C’est quand même bizarre que ce soit moi qui lui montre, il n’en avait jamais fait avant!
- Pas de ski non plus?
- Non, personne dans sa famille...

Je lance un «thumbs up» au petit couple, et j’encourage la demoiselle à continuer, même si c’est pas toujours évident d’enseigner à son amoureux. Mais la réponse spontanée de la planchiste indique clairement le portrait qu’on peut dresser: si personne ne vous invite... vous n’irez pas.

Une des stations du Québec qui se démarque pour l’appel de sa clientèle: Ski Bromont. Avec des campagnes qui cherchent à rassembler «Remplis ta van avec ta gang», l’effet d’entrainement est stimulé dès le départ. J’entends déjà les plus vieux râler que la station devient vite impraticable car surpeuplée, mais mon point n’est pas là... je reviens à l’effet d’entrainement.

Si Johanne n’avait pas accepté de me montrer à faire du télémark, je n’aurais probablement pas osé m’y mettre seule. Si Christophe ne prenait pas la peine d’emmener sa fille en ski, ce serait une personne de moins dans la relève. Si les parents, amis, oncles, frères, soeurs... ne prennent pas la peine d’encourager, de stimuler, et de créer l’effet d’entrainement... les pistes ne se rempliront pas toutes seules. Et malgré toute la bonne volonté des écoles de glisse, si personne n’est là pour inscrire un débutant à un cours... les pistes ne se rempliront pas.

Il y a quelques temps, j’ai fait un appel à tous, en vous encourageant à «parrainer un non-skieur»... alors, où en êtes-vous?? ;)

(Photo couverture Jacques Boissinot)


Ah, je respire!

Posté par Geneviève, 18 December 2012 - - - - - - · 423 visite(s)

Ah, je respire! Il y a quelques jours, je m'apprêtais à publier un texte sur les différents moyens que j'avais d'oublier le manque de générosité hivernale de Dame Nature. Courir les bancs de neige de zamboni derrière les arénas, gratter le givre de mon congélateur pour une bataille de boules de neige, repeindre mon gazon en blanc... mais heureusement, aujourd'hui, nul besoin de mettre ces plans farfelus à exécution!

YÉ! IL NEIGE! Je respire enfin :)

Partout sur les réseaux sociaux, on voit une différence marquée (le mot est faible) entre ceux qui aiment l'hiver, et les autres... Ceux qui me connaissent bien me glissent ironiquement "Ouais, on sait maintenant ce que tu as demandé en cadeau..." Variante sur le même thème, avec le ton entendu: "Tu dois être contente, là, hein, HEIN?" OUIN PIS? :D

Il y a quelques temps, mes voisins-qui-n'aiment-pas-l'hiver m'ont inspiré un code d'éthique hivernal, propre aux skieurs. Voici les bases:

- Lorsqu'il pleut, interdiction de poser des décorations de Noël (sapin inclus), que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur.
- Accrochez vos fat skis ou votre planche sur vos cordes à linge. Si vous n'avez pas de corde à linge, un rebord de balcon fera l'affaire (verrouillez votre matériel, au cas où...)
- Pour tous les skieurs/planchistes qui ont leur anniversaire entre le 1er novembre et le 15 mars, obligation de cadeau et/ou de souhait en thème avec l'hiver.
- Idem pour Noël/autre célébration religieuse hivernale.
- Interdiction d'acheter un maillot de bain, des sandales ou un forfait croisière/tout inclus un jour de tempête.
- Faites tuner vos skis/planches la même semaine que vous faites poser vos pneus d'hiver.
- Ne jamais, au grand JAMAIS râler contre la neige sur la route. Ralentissez, soyez prudents, suivez de moins près, mais NE RÂLEZ JAMAIS. Vous skierez sur cette neige en montagne...
- Ne pas sous-estimer la météo! C'est pas parce qu'il pleut chez vous qu'il ne neige pas à la montagne...
- Ne pas râler qu'il fait froid! Habillez-vous! Plus il fait froid, moins la neige fond... sinon vous allez râler que la saison n'a pas été assez longue.
- Adoptez un Saint-Bernard! Ce chien, le meilleur ami de l'homme skieur, vous apportera chance et... obligation de le trimballer partout :P
- Il n'y a JAMAIS TROP DE NEIGE. Non.


Je ne dépoussièrerai pas mon texte complet sur les commentaires de météorologues-qui-n'aiment-pas-l'hiver. Mais cette caricature vaut encore la peine d'être affichée:

Image attachée

C'est d'ailleurs ce que je m'en vais faire, en riant doucement dans mon col pendant que mon voisin non-skieur râle. On devrait pouvoir les mettre sur MUTE :)

Allez jouer dehors!!


Les Visages du Ski

Posté par Geneviève, 05 November 2012 - - - - - - · 629 visite(s)

Les Visages du Ski C’est en discutant avec mon collègue Dominique Lambert qu’est venu le titre ci-haut. J’ai trouvé fort à propos l’expression, qui décrit parfaitement ce que je cherche à mettre en valeur cette année: les humains passionnés qui, à leur manière, contribuent à la pérennité et au développement du ski au Québec.

Je suis encore à la recherche de suggestions! Plus j’en aurai, plus vous découvrirez des gens fascinants! Vous connaissez un patrouilleur qui fait 60 jours de ski par année, depuis 20 ans? Un moniteur qui enseigne, sourire au visage, même dans les -25 degrés? Une préposée à la billetterie, qui vous souhaite sincèrement une bonne journée, même si elle aimerait bien skier à votre place?

Je ne cherche pas que des «métiers», je cherche également des «personnages»: le jeune qui est respecté et impliqué dans son parc à neige, le skieur qui donne du temps dans sa communauté, la personne qui fait votre journée quand vous arrivez à la station... faites-moi part de vos idées! C’est de la délation positive, donnez-moi des noms ;) Vous pouvez le faire dans les commentaires ci-bas, ou par courriel au genevieve@zoneski.com

Merci à tous et bonne semaine... allez cirer vos skis, ça s’en vient! :)

(Photo d'en-tête: Sylvain Desbiens, gérant chez Performance Bégin)


De la nécessité d’un effort collectif

Posté par Geneviève, 28 October 2012 - - - - - - · 735 visite(s)

De la nécessité d’un effort collectif Quand je porte un regard critique sur l’industrie du ski du Québec, je suis toujours prise entre deux sentiments presque opposés: d’une part, je vois des milliers de passionnés, oeuvrant sans compter pour leur sport favori; et d’autre part, j’entends ces mêmes gens exprimer leur désarroi face à la perte de popularité du ski dans l’opinion générale.

Il est vrai que depuis quelques années déjà, on peut observer un recul de la présence du ski dans les médias dits «de masse». Cette situation est explicable par plusieurs facteurs: météo moins clémente, intérêt grandissant pour les destinations exotiques, augmentation de l’offre touristique hivernale et j’en passe. Cela dit, après l’énumération des causes extérieures, il reste une solution bien simple, qui doit venir de l’intérieur: l’effort collectif.

Nul besoin de s’étaler dans le fabuleux «Aide-toi et le ciel t’aidera»... aucune cause n’a réellement progressé avec les lamentations, même nos mamans nous le disent: arrête de te regarder le nombril, et regarde devant toi! Il est donc de notre devoir à tous de rouler nos manches et d’utiliser notre motivation et notre énergie pour le bien collectif de notre sport.

L’an dernier, l’ASSQ (Association des Stations de Ski du Québec) mettait sur pied une campagne de promotion visant à ramener près d’un million de nouveaux skieurs sur les pentes. Avec un tout nouveau site, monski.ca, et l’aide d’un porte-parole bien connu de tous, Jasey-Jay Anderson, l’idée fait son chemin: aller chercher des gens qui n’ont jamais skié de leur vie, aller reconquérir les skieurs qui ont accroché leurs bottes, et ultimement, faire gonfler la population de skieurs de la province. Tout un défi!

Un extrait de la campagne monski.ca:




Ça peut paraitre d’une simplicité enfantine pour nous, skieurs. Mais mettons-nous dans la peau d’un non-skieur: l’hiver, c’est froid, le ski, c’est cher, les sorties, c’est beaucoup de préparation... nous même, souvent, on reste dans le confort de notre salon, se privant d’une belle journée dehors. Du nerf!

Je vous parie que vous tous, qui me lisez, tous autant que vous êtes, connaissez au moins UNE personne qui a DÉJÀ skié, ou qui aurait ENVIE d’essayer. Une personne qui n’a pas fait le saut, par crainte, par manque d’informations, par manque d’encouragements... Votre mandat: emmenez cette personne avec vous lors d’une de vos sorties. Utilisez l’outil de monski.ca pour l’aider! Soyez près d’elle, encadrez-la. Donnez-lui des conseils qui lui montreront que le ski, c’est à la portée de tous!

Quand on y pense, le ski est un sport beaucoup plus accessible que bien d’autres activités où il faut réserver un terrain, se fier à des plages horaires restrictives, s’engager à des abonnements et à des visites rapprochées, se cantonner à une discipline propre, et pire: rester dans un contexte sexué. Bien peu de sports offrent un milieu aussi démocratique! Hommes, femmes, jeunes, enfants, retraités... aucune ségrégation, aucune différenciation.

Qu’est-ce qu’il nous manque? On a l’engouement, on a la passion, on a l’envie... Maintenant, il faut passer à l’action, et faire parler de nous! Au risque de sonner comme dans les pubs télé des années 1980... Parrainez un non-skieur, et faites-lui découvrir le plaisir du ski et de l’hiver au Québec!

Ensuite, venez donc me raconter votre expérience, qui sait... peut-être que vous inspirerez quelqu’un d’autre, à votre tour!


Un peu d'auto-congratulation...

Posté par Geneviève, 21 October 2012 - * * * * * · 451 visite(s)

Un peu d'auto-congratulation... Lorsque j'ai intégré l'équipe de ZoneSki en 2009, j'étais loin de me douter que je m'embarquais dans une aventure aussi passionnante! Au fil du temps, j'ai découvert une équipe de mordus du ski, ayant à coeur leur sport, et dont l'amour de l'hiver n'a d'égal que le plaisir à dévaler les pentes enneigées.

Depuis le début de mon implication dans l'équipe, mon regard sur l'industrie du ski a changé, mais ma vision de ZoneSki demeure: je suis fière de faire partie de ce regroupement de passionnés, et je suis fière d'y contribuer!

À ma manière, j'ai voulu servir à l'équipe une petite fleur (disons, un énorme bouquet): j'ai fait un appel à plusieurs personnes afin de recueillir leurs impressions. Le résultat est visible depuis peu dans notre page "À propos" nouvellement mise à jour; mais je publie le film ici, puisque vous aussi, vous voulez voir... :) J'en profite pour remercier très fort tous les gens qui ont participé de près ou de loin à la réalisation des petites capsules: merci à vous, et merci à la personne qui a tenu la caméra pour vous!




À l’image du lait...

Posté par Geneviève, 01 October 2012 - - - - - - · 440 visite(s)

À l’image du lait... Le lait, source naturelle de réconfort, tout le monde le sait (sauf les intolérants au lactose). À l’instar du produit des mammifères (quoi? y’a pas que la vache qui en donne...), je propose une source de réconfort très humaine, non-pasteurisée et à consommer sous le point de congélation! Ironique, pour une source de réconfort, je sais...

Dans mon premier éditorial, je soulignais l’importance des humains dans l’industrie du ski. Bien entendu, c’est un hommage «facile», puisque sans humain, pas de télésiège en marche, pas de chalet construit, pas de piste entretenue, pas de bière servie à l’après-ski... mais j’y vois plus qu’un hommage. J’y vois la reconnaissance d’un travail pas toujours facile, accompli par des gens qui connaissent l’importance du ski pour leur milieu social, touristique, économique et humain (on y revient!).

Cette saison, je m’attarderai davantage à ces humains, qui feront l’objet de bon nombre d’articles dans le Mag de ZoneSki. Rien de prétentieux, de simples entrevues destinées à dresser le portrait de quelques individus marquants. Je m’intéresserai à certains métiers qui sont un peu plus «dans l’ombre» (invisibles pour le skieur en piste), mais aussi à la clientèle diversifiée, pour qui chaque employé d’une station de ski dévoue temps et énergie.

Mon objectif est donc, vous l’aurez deviné, de mettre en valeur ces sources naturelles de réconfort humain qui agissent un peu partout dans l’industrie du ski. Bien entendu, j’ai déjà une bonne liste de gens à rencontrer... mais je prends les suggestions! Vous connaissez un skieur qui se rend tous les jours à sa montagne, fidèlement, depuis l’ouverture? Un bâtisseur, qui a défriché des sous-bois à la sueur de son front et de ses coudes? Une skieuse de plus de 60 ans qui skie plus de 60 jours par saison? Un jeune prodige du ski, fier ambassadeur de son sport? Un employé emblématique d’une station qui vous est chère? Un collègue dont vous voulez souligner l’excellent travail? Envoyez-moi vos idées à genevieve@zoneski.com!

Bon mois d’octobre à tous, et profitez des couleurs, y’en a encore tout plein!

GL


Un test pour notre résilience collective

Posté par Geneviève, 09 September 2012 - - - - - - · 400 visite(s)

Un test pour notre résilience collective C’est ce que sera la prochaine saison de ski: un test. Notre résilience, notre capacité à occulter une mauvaise expérience passée, sera durement mise à l’épreuve. Tant du côté des stations que des skieurs et planchistes...

Le spectre de la saison qui a commencé trop tard l’an dernier plane depuis quelques semaines déjà: pour conjurer le mauvais sort, on annonce les nouveautés plus tôt, on lance les campagnes d’abonnements, on se jette sur l’Almanach des Fermiers, on prie Saint-Bernard, on accroche un chapelet, on sacrifie une poule... (trouvez l’intrus!)

Les skieurs seront-ils au rendez-vous?

L’interrogation qui turlupine tout le monde ne trouvera réponse qu’au premier bilan partiel, après les Fêtes, une fois que toutes les ouvertures progressives auront été complétées. C’est un suspense dont ont se passerait tous! Mais, évidemment, on hausse les épaules, en signe de «que voulez-vous?».

En tant que skieuse, je me croise doigts et orteils pour une meilleure saison. Même si quelques stations ont été relativement épargnées, la majorité aura bu le bouillon. Un bouillon amer, un mauvais mélange de découragement collectif, d’acharnement météorologique, de coïncidences fâcheuses et d’astres non-alignés. Personne ne voudra d’un deuxième service...

En ce qui me concerne, ma résilience se porte bien. Je sais que tout est «temporaire», qu’il ne peut y avoir deux saisons consécutives identiques, que chaque station fait toujours au meilleur de ses capacités et de ses ressources (humaines, financières, matérielles), et qu’une grande part des conditions de ski est laissée entre les mains d’une entité incontrôlable. Je ne peux que faire confiance... car ne pas le faire serait carrément de perdre foi en l’hiver!

Je lève mon chapeau à tous les artisans de l’industrie du ski au Québec: directeurs de stations, des opérations, préposés à la billetterie, au service à la clientèle, patrouilleurs, moniteurs, techniciens, mécaniciens, opérateurs de remontées mécaniques, de surfaceuses, aux responsables du marketing, des communications, aux gestionnaires, aux visionnaires... vous êtes un «tout humain» dont la résilience comptera plus que jamais cette année. Je vous lève ma tuque parce que sans vous, l’hiver ne serait pas aussi agréable. Et je vous lève mon casque parce que vous avez le dos solide et des nerfs d’acier.

En fait, ma résilience a non seulement foi en l’hiver, mais elle a encore plus foi en ce «tout humain», qui travaille chaque année sans répit, sans compter les heures, les jours, les nuits, pour une industrie pleine d’aléas, pour une clientèle qu’on doit séduire chaque année, au nom du plaisir de la glisse hivernale.

Ne perdez pas votre passion, et notre résilience collective passera le test.

D’ici là, je souhaite à tous d’avoir un bel automne, la forme et la santé: soyez d’attaque pour l’hiver... on décroisera nos doigts et nos orteils quand on enfilera nos bottes!

À bientôt!

GL


Masochisme caractéristique

Posté par Geneviève, 16 April 2012 - - - - - - · 673 visite(s)
édito, passionné, masochisme
Masochisme caractéristique Aujourd’hui, j’ai posé un geste anodin: j’ai mis à jour la photo de mon profil sur les réseaux sociaux. Contrairement à plein de gens qui sont déjà en mode «été», moi, la tête de cochon, j’ai mis une photo de moi dans la poudreuse profonde, prise à Whistler il y a un peu plus d’un mois. Après m’être trouvée bien drôle pendant quelques instants, mon sourire a changé de couleur, à l’image de cette neige qui fond, pour nous laisser découvrir le gazon jaune...

Mon sourire est jaune parce que je réalise que cette photo, c’est l’expression de la nostalgie, au premier degré, mais aussi l’expression d’un masochisme à peine latent, si caractéristique des passionnés. Un peu d’étymologie: nostalgie vient du grec νόστος («nostos» = retour) et ἄλγος («algos» = souffrance). Voilà donc le lien avec le masochisme... puisqu’on aime bien souffrir de cette manière!

Au lieu de regarder vers l’été qui arrive, même si j’ai déjà sorti mon vélo, je n’ai toujours pas rangé mes skis. Je regarde les statistiques de fermetures des stations, tout en cultivant ces souvenirs fugaces d’une poudreuse si délicieuse. Je sais que ma saison n’est pas finie! Mais je sais aussi que le ski de printemps n’a rien à voir avec ma photo de poudreuse...

Les Romains exaspérés de mon entourage regardent la Gauloise que je suis comme César regardait le célèbre village d’irréductibles... mais je ne capitulerai pas! Pas tout de suite! Oui, je sais, c’est moi qui ai donné le cours sur le cycle des saisons aux météorologues de ma chronique précédente, donc je suis au courant qu’après l’hiver, c’est l’équinoxe de la marmotte et le solstice du bikini, merci! Mais ce masochisme à peine masqué, bien qu’impuissant devant le cycle des saisons, me pousse à regarder ma saison-pas-t’encore-finite, tout en imaginant déjà la suivante. D’ailleurs, faites-moi penser d’écrire tout de suite au Père Noël, parce que je ne veux rien d’autre que de la neige l’hiver prochain!

Cela dit, entre mes deux saisons (de ski), je ferai quand même une escale sur un glacier, histoire de ne pas oublier que de la neige, c’est froid dans le cou. En juillet, nous serons à Timberline, sur le Mont Hood (Oregon). Ce pèlerinage répètera sans doute ce que j’y ai vécu il y a deux ans.(Lecteurs, souvenez-vous grâce au Mag! À lire ici et .) Je ne peux donc qu’avoir hâte d’y être. Et me voilà, replongée dans mes photos... Oui, masochisme caractéristique persistant.

Et vous? Combien de journées de ski mémorables avez-vous raconté, puis ressassé, à grand coups d’adverbes et de photos incriminantes? À un point tel que vos Romains s’en sont fatigués et vous ont laissé dans votre village? ;)

En attendant... je vous souhaite une belle fin de saison, bon ski de printemps pour ceux qui n’ont pas rangé les spatules! Je ferai «relâche» d’édito quelques temps, mais peut-être ferai-je une ou deux apparitions sporadiques d’ici septembre. Pour ne rien manquer, suivez-nous sur Facebook et sur Twitter (@Zoneski) !

À bientôt :)

GL

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